Montage pas à pas de la maquette du Mitsubishi F-2A d'Hasegawa au 1/48.
Présentation.
Face à deux camouflages aussi radicalement différents, le dilemme était de taille : choisir les nuances de bleu classiques que j'affectionne tant, ou l'originalité de la livrée manga "Idolm@ster" ?
Après réflexion, j'ai décidé de ne pas choisir : je monterai les deux en parallèle. Bien que les étapes d'assemblage soient communes, le travail de peinture impose des approches distinctes. Cette page est donc exclusivement dédiée à la version classique.
Le cockpit.
Le gris est appliqué au Tamiya XF-20. Les boîtiers de commande sont peints en noir, puis les reliefs sont mis en évidence par un brossage à sec blanc. Quelques touches de rouge et de jaune viennent égayer l'ensemble. Enfin, le collimateur (HUD) et les différents cadrans sont détaillés à la peinture.
Le pilote est issu du kit, simplement agrémenté de harnais artisanaux confectionnés en ruban de masquage Tamiya peint pour renforcer le réalisme.
Les puits de train d'atterrissage.
Faute de documentation visuelle précise sur les logements de train du F-2A, je me suis inspiré de ceux du F-16. Cette "libre interprétation" restera toutefois discrète : une fois les imposantes trappes de train en place, l'intérieur sera peu visible.
Le fuselage et la mise en croix.
Le logement de train et le conduit d'admission d'air sont collés. Lors de l'ajustement de la partie supérieure du fuselage, la figurine gênait l'assemblage. Pour simplifier l'opération, j'ai donc dû la retirer provisoirement du cockpit.
La verrière.
Moment de doute et de frayeur : la verrière présente une disgracieuse ligne de moulage qu'il est impératif d'éliminer. Sur mon précédent montage (le F-4 Phantom II d’Eduard), j’avais confié cette tâche délicate à un ami.
Cette fois, j'ai décidé de me lancer seul. L'utilisation d'une lame de cutter, de papier abrasif à grain fin et de pâte à polir m'a permis de surmonter mes craintes et d'obtenir un résultat satisfaisant.
Je masque les parties transparentes avec du scotch Tamiya et je colle celles-ci avec quelques gouttes de colle blanche.
L'apprêt.
Pour améliorer l'accroche de la peinture, j'ai pris l'habitude de passer une couche d'apprêt. J'utilise de la peinture polyuréthane Prince August PP117 – US Navy Gris clair.
Réalisation du camouflage.
J'avais dans mon stock le set de peinture Gunze dédié à ce camouflage, malheureusement, il est trop vieux et je n'ai pas pou l'utiliser. J'ai donc mélangé du Gunze H-323 et du bleu Tamiya XF-8. J'ai varié les proportions selon les effets voulus. Avec la vague de chaleur que nous avons eue, j'ai eu quelques pétouilles. J'ai essayé de récupérer cela en lustrant la peinture avec du Sopalin.
Création des masques.
Avec le logiciel Silhouette Studio, je mets à l'échelle le plan de peinture de la notice. Je l'imprime et je découpe les formes à l'aide d'un cutter.
Je fixe les pochoirs avec de la Patafix.
Je peins l'intérieur des masques avec un mélange bleu foncé Gunze H-326 et Tamiya XF-8.
Je retire les masques. J'aime bien le résultat.
Les trains d'atterrissage.
J'ai pour habitude de monter les trains au dernier moment. Sur ce montage, sans trop savoir pourquoi, je les ai montés avant la première couche de vernis brillant. C'est bien pratique de poser la maquette sur ses jambes, mais j'espère que cela ne va pas trop compliquer la réalisation des salissures. On verra bien.
Le montage est assez facile et solide.
La pose des décalcomanies.
J'utilise du vernis brillant de la marque "Le Petit Matos" pour faciliter la pose des décalques. Je le passe tel quel dans l'aérographe, sans dilution.
Je pose les décalques un par un en prenant soin de cocher le plan. Je suis plutôt adepte des pochoirs, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu autant de décalcomanies à coller.
Je vais bientôt pouvoir passer une seconde couche de vernis brillant pour limiter le silvering.
Le moteur.
La tuyère de ce moteur General Electric F110-GE-129 est peinte en aluminium légèrement teinté à l'encre de chine jaune ocre. Les raccords entre les pétales sont peints en noir.
Les salissures.
J'ai dénichée sur le net une photo d'intrados de F-2A particulièrement encrassé, idéale pour casser l'uniformité du bleu. Je m'en suis fortement inspiré, en exagérant à peine le trait !
J'ai appliqué trois teintes de gris, de la plus foncée à la plus claire, en les enchaînant dans l'aérographe sans nettoyage intermédiaire. C'est peut-être un peu trop poussé pour un appareil japonais, mais cela apporte enfin de la variété à ce camouflage.
Les finitions.
J'ai accéléré la fin du montage pour pouvoir exposer la maquette sur le stand de mon club, L'Escadrille Saint Michel.
Les photos du stand sont disponibles sur le blog :
Après avoir retiré les masques des verrières, le résultat manque de transparence. C'est probablement dû à l'utilisation d'un flacon de Klir un peu trop ancien.
Les bidons ainsi que les divers éclairages sont mis en place.
Conclusion.
Le premier F-2A est désormais terminé, et je vais bientôt achever la version Idolmaster du second. J'ai pris beaucoup de plaisir à monter ce bel oiseau bleu. C'est une maquette plutôt accessible. J'espère simplement ne pas m'être trop éloigné des teintes officielles de la JASDF.
Rony la maquette
Hello ! C'est Rony. Maquettiste et blogueur, je partage avec vous ma passion des maquettes, des figurines et du diorama. Si vous avez une question ou envie de réagir après avoir lu cet article, n'hésitez pas à poster un commentaire !
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